Peintre sérigraphe, imprégné d’une culture populaire et nourri par différents peintres comme Basquiat, Polke, Majerus ou Guyomard je détourne les symboles de notre quotidien pour nous parler de nous, de notre monde. C'est par le rapprochement de différents univers que le message tente de prendre forme. Si le monde de la finance côtoie celui de la religion, si les effigies de la société de consommation côtoient les gravures des siècles passés, si l'apparente naïveté enfantine qui se dégage de mes toiles, se heurte aux symboles emblématiques d’univers plus sombres, c'est précisément pour en révéler leurs natures profondes, nous donner à percevoir leurs sens cachés.

La narration tous azimuts basés sur l’anecdote, les références à la publicité, au cinéma, à la littérature, à la pop musique, à la politique, aux souvenirs tente de donner à ma peinture son sens critique et sa dimension cathartique. J’emprunte à la réalité quotidienne des images pour mieux les détruire dans une certaine continuité avec les artistes de la Figuration Narrative. Ma démarche dénonciatrice dissèque la perversité du message médiatique, le pourrissement des structures, les malédictions qui s’attachent à l’homme. Je tente d’examiner et de décortiquer aussi bien la violence que l’hypocrisie des mass médias qui alertent autant qu’elles profitent des malheurs du monde. Face à l’obsolescence programmée des machines, dans un monde gangréné par la pollution, l’argent, l’abrutissement des consciences, le terrorisme, devant une nature en danger de mort, mes travaux proposent des transpositions allégoriques. Dans mes toile j essai de donner ce sentiment que l’on puisse être à la place d’Adam et Eve aux portes d’un « Paradis perdu », on déguste innocemment une belle pomme offerte perfidement par le reptile pour mieux se retrouver exilé à l’Est d’Eden.